Maxillaria striata x luteo-grandiflora

Cette maxillaria est un hybride de Maxillaria striata x Maxillaria luteo-grandiflora , 2 especes que l'on retrouve en Colombie, Equateur et Péru.

La photo est l'une des seul sinon la seul sur le net et dans les livres de cette hybride florifére qui n'a pas vraiment d'odeur et fort sympathique par la taille de ces fleurs ( environ 10 cm)

 

Présentation

Le genre fut établi en 1794, par H. R. Lopez et J. Pavon.

Son nom vient du latin « maxilla », allusion à la forme des fleurs de certaines espèces dont le labelle et la colonne présentent quelques ressemblances avec la mâchoire d’un insecte.

Ce sont des orchidées très variables, et il est difficile de dégager des caractères communs aux 700 espèces connues à ce jour.

Le genre rassemble en effet, des plantes de toutes tailles, grandes(M.alba, M. camaridii) ou miniatures, épiphytes (M.discolor), lithophytes (M.picta) et  terrestres (M. variabils).

Elles ont des rizhomes courts (M.discolor) ou longs (M. alba), avec ou sans pseudobulbes, lesquels sont serrés ou lâches et portent une feuille, parfois deux ou trois.

Les feuilles sont de texture variables.

L’inflorescence, souvent courte, comporte une fleur (M. alba, M.parkeri, M. picta)ou plusieurs grappes (M.camaridii).

Les fleurs sont généralement petites, de couleur variable, avec un labelle entier ou trilobé et possèdent quatre pollinies.

Les floraisons sont variables en fonction de l’espèce :

En été : M. consanguinea, M. crocea, M. discolor, M. elatior, M. dotson, M. gigentea, M.imbricata….

En automne : M. insolita, M. linearifolia, M. marginata, M. nigrescens….

En hiver : M. pariflora, M. pulla, M. richii, M. bracteata, M. camaridii, M. costaricensis, M. matthewsii…

Au printemps : M. minuta, M. monitor, M. parviflora, M. acuminata, M. bradeorum…

Certaines espèces sont parfumées :
M.alba, M. anceps, M. camaridii, M. densa, M. grandiflora, M. rodrigueziana, M. tonsoniae….

Culture

Selon les espèces, on adaptera la culture :

La plupart des Maxillaria peuvent être cultivées en pot, dans un substrat à base d’écorces de pin de taille moyenne, de billes d’argex  et de sphaigne.

Certaines plantes, au port retombant (M.sanderiana, M. striata, M. camaridii) seront cultivées dans un panier suspendu, avec le même type de substrat que les autres.

Les miniatures (M. picta, M. tenuifolia, M. cucullata) peuvent être cultivées sur une écorce de liège avec un peu de sphaigne.

Pour ce qui est des températures, presque toutes les espèces peuvent être cultivées en serre tempérée, avec des minima nocturnes hivernaux oscillant entre 12 à 15°C.

Les maxima estivaux ne devraient pas dépasser les 32°C.

Une différence de température jour/nuit de 7 à 15°C est favorable.

Néanmoins, certaines espèces préfèrent la serre froide avec un minimum nocturne hivernal de 8°C (M.cucullata, M. discolor, M. juengersii, M. lepidota, M ;nigrescens, M. sanderiana, M. picta, M. ubatubana).

D’autres espèces se plaisent mieux en serre chaude, ou en appartement, avec un minimum nocturne hivernal de 16°C (M. desvauxiana, M. tenuifolia, M. uncata, M.variabilis, M. rufescens).

Eclairage

Une  lumière, en ombre légère l’été, avec un peu de soleil l’hiver, est souhaitable (de 9 000 à 20 000 lux).

Si le soleil direct l’été est dangereux pour ces plantes, il n’est pas souhaitable de les maintenir en ombre dense en hiver.

Dans ce dernier cas, il importe de retirer tout ombrage de la serre.

Arrosage

Une bonne humidité ambiante est bénéfique (de 60 à 80%), avec une ventilation efficace pour éliminer tout risque de pourriture et les proliférations fongiques et bactériennes.

Les Maxillaria ne supportent pas la sécheresse prolongée : il ne faut pas que le substrat reste sec  entre les arrosages.

Idéalement le substrat doit rester très légèrement humide mais JAMAIS saturé en eau pour permettre une bonne respiration des racines. 

Cela implique des arrosages réguliers mais parcimonieux toute l’année.

Il n’y a pas de période de repos pour ce genre.

Les Maxillaria exigent de l’eau de pluie !

Les racines sont sensibles aux dépôts de sels qui peuvent se produire quant le substrat sèche.  Lorsque cela arrive elles sont très rapidement endommagées et les feuilles de la plantes peuvent alors tomber très rapidement.

Il faut donc employer une eau peu chargée en sels et fertiliser peu mais souvent.

Comme ces plantes apprécient une hygrométrie relativement élevée on a souvent tendance à les brumiser abondamment.

Attention cependant car cela augmente les risques d'attaque fongique ou bactérienne.

Il vaut mieux opter pour une solution qui augmentera durablement l'hygrométrie ambiante sans pour autant humidifier la plante en elle-même.

Rempotage

Il est nécessaire tous les deux ans, au printemps, lorsque les écorces de pin commencent à se décomposer.

On peut, à cette occasion, diviser la plante si elle est devenue trop imposante.

Fertilisation

Pendant la période de croissance de la plante, donner de l’engrais NPK 20/10/10 une fois par semaine.

Lorsque les bulbes sont à maturité, et lorsqu’on voit le départ des tiges florales, donner de l’engrais NPK 10/30/20 pour la beauté des fleurs tous les deux arrosages.

Pendant la floraison, arrêter les apports d’engrais.

Après les floraisons et en hiver, donner de l’engrais NPK10/10/10 une fois par semaine.

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